05 juin 1918
Les lignes le 5 Juin 1918
Bien Chère Petite Margot
J’ai reçut tes deux lettres du 20 et 21 mai oui je vois en effet que tu m’attendais mais ce n’étais pas le moment car nous avions une trop lourde tache à faire pour me laisser partie, aussi je croit que c’est la relève ce soir, je croit que si sa tardais encore plusieurs jours que j’y resterai, je sui à bout et bien repérer des Boches. Ils mont manquer bien plusieurs fois depuis ce (…) dont je conserverai les marches d’aucune ;
Mon camarade de combat vient d’être toucher d’une balle à la tête, il la échappée belle je lui est fait sont pansement sur place, et je le fait evacué aussitôt, ce sera la belle blessure.
Je ne devrait pas te raconter c’est choses la, enfint je pense que cette relève sera réelle, ce soir et que j’aurai le bonheur qu’il me laisse remonter.
Et dans quelques jours, l’espoir d’être parmit toi.
Je sui très heureux de savoir que Adolphine soit venue accompagner ce pauvre Père à sa dernière demeure et soit restée plusieurs jours suplémentaire pour avoir le bonheur de me rencontrer, mais Hélas ! j’y étais et j’y sui encore, même au moment où je t’écrit, je profite d’un petit moment en calme, pour te donner de mes nouvelles.
Qui certainement te feront palisir car depuis quelques jours ce n’étais pas le moment d’écrire pour moi.
Ma chère Petite Margot en attendant c’est jour le plaisir de te voir je termine en t’embrassant milles fois de plus profond de mon cœur, ainsi que les Enfants et ta pauvre mère.
Ton Petit mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
Embrasse la grand mère pour moi.