21 août 1915

Publié le par Alain

Le 21 août 1915,

 

Ma chère Marguerite,

 

Hier et aujourd’hui pas de lettre ça me fait deux jours sans avoir de tes nouvelles. Les jours me paraissent des semaines j’espère en avoir trois demain pour récompenser, il est maintenant huit heures, il me faut passer toute la nuit et demain jusqu’à midi tu vois j’ai encore à attendre mais malgré cela je me couche avec l’espoir d’en avoir demain à cette heure. J’espère bien qu’il ne vous est rien arrivé et que vous êtes tous en bonne santé moi ça va bien pour le moment, tu dois recevoir tous les jours comme je te l’ai déjà dit, le jour que tu ne recevras pas c’est qu’il me sera impossible d’écrire en cas contraire j’écrirai tous les jours.

Ma chère Amie dans l’attente demain d’avoir le bonheur de t’écrire je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur.

Ton petit mari qui t’aime pour la vie

E. Vallet

 

Embrasse bien fort petite Suzanne et Henriette pour moi et tes parents.

Au revoir je me couche en pensant à toi malheureusement tu n’es pas à mes côtés espérons que ça reviendra

Mille bons baisers

 

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