Henri 25 août 1915
Le 25 août 1915
Chère Marguerite,
Voilà bien longtemps que l’absence de mes nouvelles fut longue. J’ai reçu avec un bien grand plaisir les 2 lettres que vous m’avez envoyées et auxquelles je n’ai pas encore fait réponse. Je vous l’avoue franchement je n’ai pas le temps d’écrire une minute sur l’autre je ne l’ai pas à ma disposition.
Nous avons d’importants travaux à exécuter qui se terminent aujourd’hui. Nous sommes contents d’en voir le bout.
J’ai appris avec joie que Edouard a passé quelques jours heureux à vos côtés. Quel bonheur mais hélas c’est bien court. Il faut avoir du courage et beaucoup de confiance en un avenir très prochain qui nous apportera le triomphe définitif. Croyez-moi Marguerite peu de jours nous séparent de ce que vous ne vous doutez pas. Vous en aurez tous la grande joie et la grande surprise. Soyez confiante le mois prochain si je ne me trompe verra la France délivrée et peut être plus encore. Nous partageons tous cet avis et croyons qu’il se réalisera.
Bien content de pouvoir vous donner quelques bonnes nouvelles de ma santé je termine en vous embrassant toutes de tout cœur.
Une bonne santé pour vous également.
Je sollicite votre bien grande indulgence.
Encore quelques jours de patience et nous y serons. Mes meilleures amitiés à tous
Votre beau-frère qui ne vous oublie pas
Henri