08 décembre 1915
Le 8 décembre 1915
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 4 je reçois tous les jours maintenant. Toi tu dois recevoir tous les jours aussi. La santé est très bonne et mon bras va tous les jours de mieux en mieux. J’espère que ma lettre vous trouvera tous en parfaite santé alors le pays d’Athée va bientôt avoir la visite de Monsieur Massacre certainement mercredi matin. Vas pas me faire des infidélités avec lui, invite le pas à coucher avec toi car il pourrait te laisser des plaques comme souvenir. Qu’en penses-tu, écoute s’il n’avait parti, ce n’est pas moi qui lui en aurait empêché car je ne m’occupe guère de sa personne que lorsque j’y suis forcé car il me dégoûte. Alors Amand Landré trouve sa vie très dure, comme tu dis, ça ce pourrait que ce serait l’avarice qui le ferait maigrir comme cela dans l’auxiliaire il sera toujours sur de ne pas aller au feu, il sera plus tranquille de ce coté là.
Pour écrire, tu feras le nécessaire maintenant. Si ton oncle connaissait quelqu’un, ce pourrait qu’il y aurait un meilleur résultat, en lui expliquant l’affaire. Enfin tu verras comment faire.
Je ne vois rien grand-chose à te dire pour aujourd’hui ça sera pour te (…) le plaisir de te lire et de te répondre.
Ton petit mari qui t’aime et t’embrasse de tout son cœur ainsi que les enfants.
Embrasses tes parents et grand-mère Rousseau
Ton petit bonhomme pour la vie
E. Vallet