08 novembre 1915
Le 8 novembre 1915
Ma chère Margot
Certainement que tu vas dire que j’ai été longtemps sans t’écrire tu auras été trois jours sans recevoir par suite du changement je n’ai pu faire autrement moi j’ai bien reçu toutes tes lettres et je reçois régulièrement mais comme je t’ai déjà dit j’ai été très ennuyé pendant deux jours, sachant les petites malades et pas de nouvelles.
Comme je t’ai déjà dit j’ai bien reçu ton mandat je te remercie je suis très heureux que les enfants aillent mieux, j’espère vous voir tous d’ici peu et de vous trouver tous en bonne santé, alors j’espère que tu vas avoir la visite de Robin ces jours ci il a du partir hier en permission écoute je me moque pas mal si les gens disent quelque chose, au point qu’Albert Germain n’est pas encore venu et que moi j’y revienne pour la deuxième fois, il y en a chez nous qui sont repartis pour la deuxième fois mais qui sont prêts à revenir, il faut soit disant que ce soit fini pour le premier janvier et que les premiers recommenceraient au premier janvier, alors tu vois si ça va comme cela ça va aller très vite.
Pontoire a du aller en permission, il y a très longtemps que je ne l’ai pas vu, car je n’ai plus l’occasion pour le voir, je ne fais plus les ravitaillements et c’était toujours que je le voyais. Je n’ai pas pu voir Duquesne car nous sommes partis avant d’avoir son adresse, enfin comme ce n’est pas très loin je tacherais de le voir tout de même.
Ma chère Margot j’irai le voir quand je serai en permission ça vaudra encore mieux, ça me demandera pas beaucoup de temps maintenant.
Ma chère Margot il va être l’heure de partir au travail, je continuerai ce soir si possible ou demain matin, dans l’attente le plaisir de te lire, je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur, ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet
J’espère que ma lettre vous trouvera tous en bonne santé et ces deux petites mignonnes complètement rétablies.
Au revoir et à bientôt le bonheur de se voir.