08 novembre 1915 bis
Lundi le 8 novembre 1915
Ma chère Marguerite
Je viens de recevoir ta lettre du 7 plus heureux de savoir les petites en meilleure santé mais c’est fort embêtant que petite Suzanne soit toujours mal portante c’est certainement comme tu dis ses dents qui la rendent malade, j’espère que ça ne la rendra pas si malade, le principal c’est de bien faire attention qu’elle n’attrape pas de froid. Tu me tiendras bien au courant tous les jours, alors pour cette petite Henriette, elle va mieux, j’espère que ma lettre trouvera petite Suzanne de même. Ma chère amie tu vas peut être dire qu’à l’heure actuelle je ne t’en mets pas bien long mais je n’ai pas souvent un grand moment quand nous serons complètement installés, je t’écrirai plus longuement. J’espère que vous avez eu la visite de Robin au tout au moins ces jours ci certainement qu’il serait venu en permission beaucoup plus tôt mais il n’a pas changé il a une forte tête, c’est certainement ce qui lui a valu son retard ; il ne faut pas lui en perler car il le trouverait mauvais. Ma chère Margot je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que petite Suzanne et Henriette en attendant que je puisse le faire moi-même.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet