10 novembre 1915
Le 10 novembre 1915
Ma chère Margot
Très heureux dans ta lettre du 7 d’apprendre que la santé est un peu meilleure, mais toujours très ennuyeux que petite Suzanne soit toujours très fatiguée. J’espère que ma lettre la trouvera complètement rétablie moi la santé est très bonne pour l’instant, j’ai reçu ton rôti de porc qui est arrivé en très bon état je te remercie beaucoup. Tu vas comme je t’ai déjà dit être trois jours sans recevoir je n’ai pu faire autrement, en ce moment ci nous avons guère le temps car on est pris toute la journée. Je ne sais si c’est à Athée comme ici mais en ce moment il pleut tous les jours, des temps abominables, triste saison. Ma chère Margot je ne puis te dire quand j’irai en permission, mais j’espère bientôt. C’est étonnant qu’Albert Germain ne soit pas encore venu. Comme tu dis le commerce devient bien difficile, la marchandise fort chère, il faudrait que je sois là, on s’arrangerait tout de même à meilleures conditions, mais malheureusement ça demande plus de six mois.
Ma chère Margot je veux que ma lettre parte, je tacherai de t’écrire plus longuement ce soir. En attendant tantôt le plaisir de te lire je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants.
Ton mari qui t’aime pour la vie.
E. Vallet