25 novembre 1915

Publié le par Alain

Le 25 novembre 1915

Ma chère Margot

Je suis arrivé en bonne santé et très heureux à mon arrivée de retrouver mon lit car j’étais fatigué du voyage, aussi j’en suis complètement remis. Ce matin j’ai repris mon travail mais j’ai souffert de la main et je l’ai fait voir au vétérinaire qui m’a défendu de travailler alors je serai quelques jours sans travailler. Je vais me frictionner à l’alcool camphré et j’espère d’ici quelques jours que je serai complètement rétabli. J’espère que vous avez fait bon retour tu as dû être fatiguée toi aussi, ça vous a mis à vous coucher pas avant 12 ½ environs. Tu me diras ce que Petite Suzanne et Henriette ont dit le lendemain de ne pas me voir.

Dans notre formation rien de changé, je pense que nous resterons là, si nous pouvions rester ici tout l’hiver, nous serions pas trop malheureux en faisant notre travail, surtout si ils veulent bien nous laisser coucher dans un lit. J’espère que tu as reçu ma carte. Ma chère amie ça était un grand regret de se quitter mais que veux (-tu) c’est notre vie à l’heure actuelle mais très heureux de se retrouver en bonne santé. Espérons que cette terrible guerre finira bientôt et que j’aurai le bonheur de revenir en bonne santé. Ma chère amie je t’écrirai tous les jours reprend tes anciennes habitudes et surtout ne t’ennuie pas et nous aurons bien un moment de nous retrouver pour toujours je l’espère.

Embrasse bien ces deux petites mignonnes pour moi ainsi que tes parents.

Ton petit mari qui t’aime et qui t’embrasse de tout son cœur.

 

E. Vallet

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Publié dans blogduboucher

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