01 mars 1916
Mercredi 1er mars 1916
Ma chère Margot
En réponse à ta lettre du 28 tes lettres ne sont que deux jours en route. Ca n’a jamais été si bien qu’en ce moment-ci. Maintenant pour les miennes tu ne seras pas surprise d’un retard de deux jours je t’ai fait savoir la raison. Pour la montre c’est bien ce que je demandais. Pour les manteaux je tiens à ce que tu t’en fasse un pour toi tu en auras toujours besoin ça te sera d’une grande utilité et tu en auras pour longtemps, maintenant si tu veux attendre avant de le faire je pourrais des fois trouver encore mieux.
Ma chère Margot je ne vois pas grand-chose à te dire tous les jours la même chose. Je ne puis de faire des journaux tous les jours, d’abord ce n’est pas dans mes capacités. La santé est très bonne pour le moment et je désire que ma présente vous trouve tous de même.
En attendant demain le plaisir de te lire je termine en t’embrassant mille fois de tout mon cœur ainsi que les enfants.
Ton mari qui t’aime pour la vie
E. Vallet