19 décembre 1916
Le 19 décembre 1916
Ma chère Margot
Depuis que je sui arriver je n'ai pas eu le moment de t'écrire, je te fais réponse à trois lettres, écoute le voyage a été très longt, nous étions beaucoup fatiguer, enfint maintenant sa va assez bien, la santé est bonne. Je voudrais bien que ton rhume soit complètement surtout ne pas attraper du froid, à toi de bien te couvrir et bien faire attention. J'ai reprit mon ancien poste et j'ai sufisament assez de travaille parce que l'officier mange avec nous. Nous sommes 9 à table, je vais être obliger de demander un bonhomme avec moi pour faire mes courses, car sans cela je n'ai pas de temps à moi. Nous sommes changer et où nous sommes j'ai un tous petit fourneau et à chaque repas je fais deux ou trois plats et obliger de faire l'un après l'autre, ce qui me mange de mon temps. Je n'en finis pas? Nous aurons peu être plus tard de meilleur emplacement. Ou plus mauvais. Enfin notre officier c'est un charmant garçon, il veut bien tous ce que l'on veut, nous sommes très heureux de ce côté. Tu vas certainement te tourmenter de ne rien recevoir mais écoute il m'a été impossible de t'écrire n'y même de t'envoyer une simple carte mais à partir de ce jour je t'écrirai tous les jours. J'ai reçut trois lettres depuis mon arrivée, je vois que tu ne m'oublies pas, moi ma pauvre enfant tu peu être certaine que je ne t'oublie pas non plus, car il ne ce passe pas d'heure sans que ma pensée soit avec toi. Nous reprendrons cela régulièrement ces jours.
Je n'ai pas encore vu Monsieur Pipault (Lépault ?), ils sont montés en ligne. J'ai toujours son colis qui ma causer un grand embarras dans mon voyage. A part le voyage tous c'est bien passer à l'arrivée. Je crois bien que je ne serai pas plus de trois mois s'en aller te voir, car il n'y en a plus qu'un tour, et je crois que ça continuera ensuite. Ma chère amie tu me disais pour mon argent tu m'enverras mon mois, mais inutile de m'envoyer les 10f en suplément pendant que je serai à la cuisine.
Je t'écrirai plus longuement demain car il faut que je prépare mon dîner.
Ton mari qui t'aime de tous son cœur et t'embrasse bien fort ainsi que les enfants.
E. Vallet
Je voudrais bien savoir le papa Vincent en meilleur santé, tu n'oublieras pas de m'en donner des nouvelles tous les jours
Embrasse les tous les trois pour moi et à demain le plaisir de te lire et de t'écrire