21 décembre 1916

Publié le par Alain

Le 21 décembre 1916

 

Ma chère Margot

 

Il m'a été impossible de t'écrire aujourd'hui pour que ma lettre parte ce même jour elle ne partira que demain, mais que veux-tu il ne ma été impossible de faire autrement, car j'en finis pas. Je n'ai même pas le temps de me raser, j'ai une vieille barbe comme un vieux de 50 ans, tu ne me reconnaitrais pas si tu me voyais, enfint j'espère prendre mon temps demain, j'aurai la figure fraîche, mais malheureusement tu ne seras pas la pour étrainer ma barbe. Nous sommes dans un triste pays, dans la boue jusqu'au derrière. Enfin pour moi je sui un des mieux installer je sui au fourneau du matin au soir et pour coucher nous sommes pas trop mal, nous avons une espèce de chambre où nous avons installé le bureau, ou nous couchons à 5, et nous avons monter un poële que nous allumons toute la journée, alors tu vois nous sommes pas mal? Le plus embêtant c'est que la nuit nous avons la visite des rats qui pèse au moins 3 livres la pièce, à part cela nous avons pas froid, n'est pas l'idée de m'envoyer une peau de mouton, je te remercie de ta bonne pensée mais ne m'envoie rien sans que je te demande. Je reçois toutes tes lettres en somme tous les jours j'en reçois une. Sa me contrarie beaucoup de ne pas pouvoir en faire autant. Sa me contrarie beaucoup de te savoir enrhumée, je me doutais bien quand tu es venue me conduire à la gare que tu étais déjà bien enrhumée, que ce n'était pas le jour de te guérire certainement que tu auras attraper d'autre froid, j'espère que tu me donneras de meilleur nouvelles demain. Moi je suis gripper aussi, mais j'espère que ce ne sera rien. Le lieutenant ma apporter une boîte de pastilles, alors j'en suce jour et nuit. Ne t'en tourmente pas ce ne sera rien.

Je te remercie des renseignements que tu mas donner sur la vente de tes veaux, ce n'est pas mauvais, mais malheureusement, le bœuf ne lui fait pas honneur.

Ma chère Margot, je ne suis pas à mon aise pour écrire, je suis sur le bureau et sont tous là à me faire enrager. Je ne puis te causer comme je voudrais. J'espère prendre le temps demain.

Ton petit mari qui t'aime et t'embrasse mille fois de tout mon cœur, ainsi que les enfants.

 

E. Vallet

 

Je sui très heureux que les censures (=sangsues ?) ont fait du bien au pauvre Papa, que je serai si heureux de voir son promt rétablissement.

Je n'ai encore jamais écrit à personne, je n'ai pas le temps.

Au revoir et encore mille bons baisers et à demain le plaisir de te lire

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Publié dans blogduboucher

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